DS23ie 1975 découvrable

Ludovic est le propriétaire d'une DS millésime 75, bleu delta, équipée d'un toit accessoire AEAT.

 

On commence par une photo presque d'époque, dont j'aime beaucoup l'ambiance argentique.

On est en 1995: c'est un souvenir, au pied du Mont Gerbier de Jonc, du voyage vers l'ICCCR de Clermont Ferrand, en compagnie d'une Traction cabriolet et d'une intruse en deuil.

 

Photo "d'époque" en 1995?

Oui, le terme n'est pas exagéré, 1995 est situé dans un passé fort éloigné, une époque où l'on amenait sa pellicule pour la faire développer, et ce bien après l'événement immortalisé.

Cette photo souvenir est bien, bien loin, du partage du cliché le jour même, en urgence, sur son téléphone ou sur le réseau social.

La voiture a d'ailleurs encore l'autocollant souvenir.

 

En termes de documents sur cette 23ie, Ludovic possède le barré rouge des mines de la 02FG6027.

Ici vous pouvez le charger en pdf en bonne définition, ce n'est pas un document courant.

 

La voiture est un millésime 1975, et dans le classement des DS23ie les dernières construites, elle n'est d'ailleurs pas mal placée: seule une petite quinzaine de survivantes plus récentes sont recensées.

Ce sera néanmoins difficile pour la DS de Ludovic de gagner des places dans ce classement.

 

 

Ludovic a aussi le carnet d'entretien et quelques notes sur le toit accessoire ("TAUD" c'est une toile goudronnée qui sert pour les bateaux, donc étanche).

 

Voici quelques photos transmises par Ludovic, qui datent du moment de l'achat.

 

Mais que fait donc là le suractif Captain Molaire?

Et quelle est cette DS verte??

Et il y a une grise aussi?!

La réponse est simple: l'opération complète était une véritable razzia de la tribu des Molaire: le Captain et ses fils avaient embarqué ce jour là toute un chapelet de DS, dont cette bleue qui est in fine revenue à Ludovic suite au partage au QG des Molaire's Eleven.

 

On se croirait dans un film de braquage de casino.
Et il faut bien reconnaitre que les autres complices, cette bande de blousons noirs (ils sont dans le coffre) fait peur à voir, on préfère les voir en concert.

 

La voiture présente une non conformité majeure: les moquettes bleues sont d'origine mais accompagnent un intérieur cuir rapporté.

 

Ca jure atrocement, le cuir tabac s'associe normalement avec des moquettes beige.

Ludovic cherche donc avec assiduité depuis des années un intérieur Pallas bleu à motifs carrés en bel état (achat/échange), mais sans succès.

 

En termes de détails purement 1975, on trouve comme il se doit les poignées extérieures spécifiques DS de cette année (arrondies dans les angles, en inox et non en zamak chromé), et le bouton du warning.

Et puis il y a ce fameux toit ouvrant AEAT, monté en accessoire par François Raynaud à Grenoble (dont je n'ai pas retrouvé trace), qui est la grande originalité de cette voiture.

 

Voici des photos du toit et du couvre capote.

Quand la capote est déroulée, le couvre capote se trouve dessous dans le compartiment et quand on la plie il vient par dessus et se fixe à l'aide de crochets qui sont tenus par des élastiques.

 

Un détail auquel je n'avais pas pensé: pour installer un tel toit sur une Pallas, il faut mettre un éclairage intérieur de type Confort! (le gros plafonnier Pallas est trop haut)
Bon à l'arrière ça pourrait être mieux fini.

Vous avez sans doute relevé que sur le reportage, certaines photos semblent plus récentes.

 

En effet, la voiture de Ludovic a été récemment rafraichie chez Eric Vuarchez, dans le Jura.

Au passage, c'est une bonne adresse pour une restauration.

http://www.retrochevron.com/

 

Pour l'entretien au quotidien, Ludovic est pris dans un garage Citroën du réseau, c'est suffisamment rare pour être mentionné:

le garage des Stades à Lamastre dans l’Ardeche, Lafont père et fils.