Bleu andalou intérieur rouge corsaire 1968

Le bleu andalou évoque à l'ombre un peu le bleu gendarmerie, mais devient bien plus pétant au soleil.

 

Mais comment le rendre encore plus pétant?

La réponse tombe comme une évidence: il faut alors un intérieur rouge, pour évoquer la France, avec un F majuscule.

Nicolas, près de Sélestat dans la lointaine Alsace, a franchi le cap, et s'est payé sur Nantes cette DS19 confort d'Août 68 dans cette harmonie proprement extraordinaire, bel et bien proposée dans les tables officielles de Citroën en 1968.

 

 

Oui, mais tout cela est il ASSEZ pétant?

Je dois avouer que j'ai un petit doute en voyant cet intérieur rouge. En 68 le tissu est normalement le "rouge corsaire", très lumineux, avec une tendance à l'orange.

Là, sur les sièges avant, en particulier, je verrais plutot du rouge cornaline 66 ou 67 qui, lui, lorgne un peu sur le rose.

Du fait de la déformation des rouge sur les photos numériques, il y a toujours un doute, et j'ai posé la question à Nicolas, qui m'a confirmé un écart de teinte entre, d'une part les sièges av et les 4 panneaux de porte, et d'autre part, la banquette et son dossier arrière.

Le rouge Corsaire, pour moi c'est celui-ci, celui de la banquette!

Sans doute les sièges avant et panneaux de portes ont-ils été remplacés à partir d'une autre voiture.

 

 

Et je laisse la parole à Nicolas pour le mot de la fin concernant l'intérieur de ce modèle subjuguant:

"je démonterai bientôt les sièges avant pour rajouter des cales : je me demande comment Louis de Funès se sentait à l’aise ? Pour actionner le frein à main je dois ouvrir ma ceinture...

Aussi je dois discriminer ce qui sent le vieux : les mousses des assises de sièges? les dossiers? la mousse restante du ciel de toit? Des travaux inévitables m’attendent...

Au centenaire de La Ferté-Vidame un gamin m’a sorti: « Ça sent la R8 de mon grand père ». Depuis, ces paroles blessantes me hantent. Petit saligaud! comparer une merveille d’esthétique et d’ingénierie à une caisse à savon sur-vireuse de la Régie, fusse-t-elle nationale..."