l'ID 19 "Parisienne", made in Heidelberg, Australie.

English version:

 

La Citroën ID 19 "Parisienne" était assemblée dans l'usine de West Heidelberg, en Australie.

Sa sellerie est spécifique, elle est dans un vinyl local (parfois en deux tons) qui copie la découpe des ID Luxe françaises de l'époque, ce qui peut se comprendre en remontant au "modèle" qui avait dû être donné aux selliers locaux en 1961: beaucoup des ID françaises venues précédemment de 59 à 61 étaient pour beaucoup en finition Luxe, là encore pour des questions de douane.

Le tableau de bord est quant à lui une production standard de Javel, mais en conduite à droite, naturellement.

Peu d'exemplaires furent produits, et l'absence d'archives certifiées autorise de puissants débats d'experts. Disons que l'ordre de grandeur admis est de 300 par an, soit 1500 voitures au total de 1961 à 1966. Très peu ont survécu.

Buckle Motors (le concessionnaire de Sidney) les vendait en Nouvelle Galles du Sud (non ce n'est pas une maladie honteuse), et mettait sa propre plaque d'identification, par dessus celle d'Heidelberg.


(photo d'une triste épave d'une ID parisienne présentée ici: http://www.denmarkwa.biz/citroen/ID19/page2.html)

Beaucoup plus impressionnante, voici maintenant la présentation d'une belle ID Parisienne, propriété d'Andrew Murray, que je remercie infiniment pour ces photos.

Cette voiture, de 1966, est une des dernières construites à Heidelberg, qui cessa sa production cette année là.



Son intérieur est d'origine, il est en skaï indigène, en teinte entièrement rouge, on connait d'autres versions bicolores des intérieurs de "Parisienne".

 

on notera sur cette photo une vraie curiosité: le freinage type DS, ce qui ne manquera pas de déstabiliser ceux qui définissent une ID comme ayant un frein classique, par opposition à la DS.

Mais en réalité, le catalogue des pièces détachées mentionne bien que certaines ID à l'export (conduite à droite) avaient le frein de type DS à partir d'Octobre 62.

Et c'est aussi le cas de l'ID d'Heidelberg.
Voyez aussi, à titre de preuve, les documents à télécharger en bas de page.

 

Attardons nous un instant sur la plaque de châssis, il y a plusieurs choses à en dire.

D'abord, sous le numéro de "body" (chassis), nos amis australiens....

... faisaient manifestement preuve d'une certaine fantaisie puisqu'ils reprenaient la plaque MOTEUR des références françaises.

Enfin, sous "COLOUR", je lis "225 6761".

Je ne connais pas le sens des trois premiers chiffres, j'avais cru à une référence pour l'intérieur, mais ça ne s'est pas confirmé. Mais en tout cas, les 4 suivants sont la teinte de caisse (Dulux), et les couleurs connues, qui doivent changer avec les années, sont:

0070 Black
4318 Angora White
4319 Lido Blue
4320 Curaçao
4322 Vert Reims
4323 Boulogne Green
4326 ?
4618 ?
4981 Mistral Grey
4988 Alouette Ivory
5376 Carmen Rouge
5394 Olive Green
6761 ?
9936 Charcoal Grey

Et le 6761 reste donc...un blanc indéfini à ce jour!

Les codes observés sur des survivantes sont à ce jour (en gras: prouvé par des photos)

222 0070
222 4318
222 4319
222 4320
222 4323
222 4326 
222 4618
222 4988
225 6761



Et voici l'illustration de quelques couleurs identifiées:

4318 Angora White (illustré sur une ID 1958 de Slough repeinte dans cette teinte) 4319 Lido Blue
4320 Curaçao 4323 Boulogne Green
0070 Black 5394 Olive Green
   

Dans mon chapitre "les bijoux des antipodes", je présente aussi deux autres ID Parisienne.

Celle-ci, de 1962, qui n'est pas dans une couleur d'origine, mais qui vous montrera quelques autres détails des "Parisiennes".
Cliquer sur son image pour la découvrir en détail.

Et celle-ci, de 1964, en deuxième nez. Cliquez!
Enfin, pour terminer, si vous voulez dépoussiérer votre anglais, voici deux reportages d'époque (61 et 64) sur la "parisienne":
Price Wise Parisienne
Meet the Parisienne